Logement : l’Asloca se trompe de cible !

Les hebdomadaires/2 octobre 2009

Dans un article intitulé « Monsieur Muller, où sont les grues ? » paru dans « Droit au logement » du mois de septembre, le juriste de l’Asloca Christian Dandrès établit le catalogue des récriminations de l’Asloca en matière de logement. Libre à elle, en période électorale, de ressortir les sempiternelles rengaines, mais ajouter nombre d’erreurs à la caricature est inadmissible.

Première « confusion » (restons mesuré) : l’affirmation selon laquelle « aucun des LUP promis n’a pour l’heure vu le jour ». C’est inexact.

Non seulement j’ai agi pour faire passer plus de 1500 logements existants dans le nouveau parc de LUP, mais j’ai aussi favorisé la création de 160 nouveaux LUP sur les territoires des villes de Genève et de Carouge (voir les liens ci-dessous).

Deuxième « confusion » bien plus crasse : il m'est reproché d'avoir « laissé en souffrance les dossiers des Vergers (Meyrin), de la Chapelle Les Sciers (Plan-les-Ouates) et des Communaux d'Ambilly (Thônex-Puplinge) depuis 2005 ».

Est-il si difficile d'observer que ces dossiers sont du ressort du Département du territoire, département piloté jusqu'à nouvel avis par mon collègue Robert Cramer?

Troisième « confusion » (mais le doute s'installe) : il est encore affirmé en substance que je « sacrifie l'essentiel des ressources (de mon département) au profit du projet PAV (Praille-Acacias-Vernets) ». Projet piloté par une direction générale spécialement créée par le Conseil d'Etat, il constitue l'exemple même d'une volonté politique collégiale.

A trop vouloir simplifier, l’Asloca perd de vue l’essentiel : les Genevois veulent davantage de logements – et je m’y emploie – pas davantage de polémique.

 

Mark Muller

Conseiller d'Etat chargé du Département des constructions et des technologies de l'information


 

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